Programmes intergourvernementaux de l'UNESCO

Programmes scientifiques intergouvernementaux des secteurs des sciences de l'UNESCO

 

MOST est un programme de l'UNESCO qui favorise la recherche comparative internationale, pertinente pour l'élaboration de politiques et portant sur les transformations sociales et les questions d'importance mondiale contemporaines. Créé en 1994, ce programme vise à:

  • développer la connaissance des transformations sociales;
  • établir des liens durables entre les chercheurs en sciences sociales et les décideurs politiques;
  • renforcer les capacités scientifiques, professionnelles et institutionnelles, particulièrement dans les pays en voie de développement;
  • soutenir l'élaboration de politiques basées sur la recherche.

Le programme MOST est dirigé par un Conseil intergouvernemental et un Comité de conseil scientifique indépendant, et travaille étroitement avec les Comités nationaux de liaison de MOST. Le secrétariat de MOST coordonne le programme à partir du Siège de l'UNESCO à Paris.

Les activités et les projets du programme MOST abordent des sujets tels que les sociétés multiculturelles et multi-ethniques, le développement urbain, la mondialisation et la gouvernance.

Le partenariat avec la CUPEUM est directement lié avec le secteur Développement et gouvernance urbains du programme MOST. Les projets dans ce domaine s'efforcent d'assurer la participation des citoyens à la promotion, à la création et au développement des établissements humains socialement durables; d'accroître la cohésion sociale dans les villes ; de générer des connaissances pertinentes pour l'élaboration des politiques sur la gestion urbaine, et en particulier sur les aspects sociaux, économiques et politiques de la gouvernance urbaine; de soutenir les initiatives novatrices dans le domaine de la formation des professionnels de la ville.

 

Le Programme de l'UNESCO sur L'homme et la biosphère

Le Programme sur L'homme et la biosphère (MAB) propose un projet interdisciplinaire basé sur la recherche et le renforcement des capacités dans le but d'améliorer les relations entre les gens et leur environnement global. Lancé au début des années 70, ce programme a pour principale mission de réduire la perte de biodiversité par des approches écologiques, sociales et économiques. Il utilise son réseau mondial de réserves de biosphère comme un outil d'échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d'éducation et de formation, et un défi pour les responsables politiques.

Le concept de réserve de biosphère a été développé à l'origine en 1974, et considérablement révisé en 1995 avec l'adoption par la Conférence générale de l'UNESCO du Cadre statutaire et de la Stratégie de Séville pour les réserves de biosphère. Aujourd'hui, avec plus de 480 sites dans plus de 100 pays, le Réseau offre l'occasion de tester, dans des contextes particuliers, des approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités de gouvernance, visent à :

  • réduire la perte de biodiversité;
  • améliorer les moyens de subsistance des populations;
  • favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielles à la viabilité du développement durable;
  • ainsi, contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier au OMD 7 sur le développement durable.

Les réserves de biosphère peuvent aussi servir de sites pédagogiques et d'expérimentation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l'Éducation pour le Développement Durable.

 

Le Programme hydrologique international (PHI)

 

Le Programme hydrologique international (PHI), programme intergouvernemental de coopération scientifique de l'UNESCO concernant les ressources en eau, est pour les États membres un instrument qui leur permet d'améliorer leur connaissance du cycle de l'eau et par là même de mieux gérer et mettre en valeur leurs ressources en eau.

Le PHI a pour but d'améliorer les bases scientifiques et technologiques sur lesquelles peuvent se fonder des méthodes de gestion rationnelle des ressources en eau respectueuses de l'environnement. En tant que mécanisme principal de l'UNESCO s'occupant du problème prioritaire des ressources en eau et des écosystèmes sur lesquels elles reposent, le PHI s'efforce de réduire au minimum les risques qui pèsent sur les systèmes hydriques, en tenant pleinement compte des exigences et interactions sociales, et en mettant au point des méthodes bien adaptées à une gestion rationnelle de l'eau.